Adémar le Fakir
- RéalisationJean TCHARTILOGLOU
- Année1956
- FormatFilm 9,5 mm
- SonSon manquant
- ColorationNoir & Blanc
- Durée00:14:10
Un homme apprend à devenir fakir grâce à un livre retrouvé dans un grenier. Il utilise ses pouvoirs magiques pour se faire de l'argent en cabinet. Il finit par être perverti par cette activité, et subit un retour de bâton du destin.
Contexte du film :
“Adémar le Fakir” est un film de fiction amateur tourné au domicile du réalisateur, au 16 rue des Moulins à Sartrouville. A la suite de ce film, le comédien principal répétait fièrement à son entourage qu'il avait joué dans un film, ce qui lui a valu d'être surnommé “le fakir”.
Résumé familial :
Jean Tchartiloglou est né le 4 juillet 1925. Il est le fils d'un père chrétien orthodoxe grec de Turquie et d'une mère vendéenne. Enfant, il assiste à des projection de films Pathé Baby tous les mercredis dans son école de Maisons-Lafitte. Cela marque son imaginaire : “j'étais hantée par le cinéma”. En 1954, il achète sa première caméra Pathé Baby d'occasion. Il filme son quotidien à Sartrouville : les rencontres entre amis, les promenades avec sa femme Jacqueline, les premiers pas de ses enfants. Cela fait naître en lui une nécessité de filmer qui le mène à capturer tout ce qui l'entoure. Il dit aujourd'hui : “C'était un besoin de filmer. De transmettre”. Il réalise en collaboration avec un groupe d'amis un film de fiction intitulé « Adémar le fakir », s'amusant d'effets spéciaux variés. Après un déménagement à Massy au début des années 60, il immortalise les débuts du Grand Ensemble et du quotidien d'une ville nouvelle. La réunion des gens qui lui sont chers occupe une grande place dans ses films, aussi bien à travers des fêtes entre amis, voisins que des nombreux rendez-vous de famille et cérémonies religieuses de ses quatre enfants. L'île de Noirmoutier est également une compagne fidèle de cette collection : il la filme avec tendresse à de nombreuses reprises lors de séjour dans la maison familiale. Dans les années 1970, ayant des difficultés à trouver de la pellicule 9,5mm, il abandonne avec regret le Pathé Baby pour le Super 8. Il sonorise certains de ses films plusieurs années après les avoir tournés. Sa collection recouvre trois décennies, des années 1950 aux années 1980. Elle témoigne d'un plaisir de filmer et d'expérimenter, empruntant parfois les codes du reportage ou du documentaire. Il dit en revoyant ses films : “Les films c'est comme les levains, ça vieillit bien”.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi ». Carton-titre : « PRESENTE – Un film amateur réalisé en 1956 – d'après une idée de Jean Tchartil ». Le titre « Adémar Fakir » est écrit sur une boule lumineuse fumante. Générique de la distribution. Carton illustré : « Prises de vues D.Obled ». Carton-titre : « Adémar avait tenté de faire fortune en travaillant !! ». Le charbonnier Adémar, le visage grimé de noir, livre un sac de charbon chez une dame. Il lui tend la main pour avoir un pourboire, mais elle lui serre en retour.
Carton-titre illustré : «En jouant... ». Deux hommes jouent aux cartes dans un décor de bistrot. Billets de Monopoly.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi ». Carton-titre : « PRESENTE – Un film amateur réalisé en 1956 – d'après une idée de Jean Tchartil ». Le titre « Adémar Fakir » est écrit sur une boule lumineuse fumante. Générique de la distribution. Carton illustré : « Prises de vues D.Obled ». Carton-titre : « Adémar avait tenté de faire fortune en travaillant !! ». Le charbonnier Adémar, le visage grimé de noir, livre un sac de charbon chez une dame. Il lui tend la main pour avoir un pourboire, mais elle lui serre en retour.
Carton-titre illustré : «En jouant... ». Deux hommes jouent aux cartes dans un décor de bistrot. Billets de Monopoly.
Carton-titre : « Pourtant ce jour là en bricolant chez lui... ». Il essaie de fixer un cadre au mur. En cherchant des outils dans son greniers, Adémar trouve un livre où est inscrit : « Comment devenir fakir ».
Carton-titre : « Et les heures passent ». Adémar dévore le livre en fumant. Des plans sur une horloge nous indiquent le temps qui passe. 3h00. 04h10. 05h00. Gros plan sur un paquet de Gitanes. Adémar s’entraîne et finit par réussir à faire disparaître les livres posés sur son bureau.
Il court raconter l’événement à deux de ses amis qui ne le croient pas, jusqu'à qu'il fasse disparaître l'un d'entre eux, interprété par Jzean Tchartiloglou. L'ami réapparaît et le groupe d'amis s'éloigne ensemble.
Plusieurs personnes patientent dans la salle d'attente du « Bureau du Maître ». On reconnaît Jacqueline, la femme de Jean. Un homme avec un bouquet de fleurs s'impatiente en voyant tout le monde rentrer dans le bureau à tour de rôle avant lui. A l'intérieur, Adémar vêtu d'un turban à plume de paon et d'un peignoir regarde des images dans sa boule de cristal. Ce sont des plans réalisés par Jean en famille, sur l'île de Noirmoutier. Son client le paye et sort. C'est au tour de l'homme au bouquet de fleur : Adémar lui fait tirer les cartes et fait voler les cartes de la table à sa main grâce à un effet spécial de montage en marche-arrière.
Après le départ du client, Adémar observe lourdement sa secrétaire avant de lui faire des avances. Elle le rejette et Adémar l'hypnose pour la faire venir dans ses bras. Il fait disparaître tout l'argent qu'ils ont gagné, puis sa secrétaire. Après une chute causée par un tapis, Adémar est blessé et guéri par un secouriste en uniforme de la Croix-Rouge Française.


