Essais de caméra à Massy
- RéalisationJean TCHARTILOGLOU
- Année1983
- FormatFilm super 8
- SonMuet
- ColorationCouleur
- Durée00:03:26
Vie de quartier dans les allées commerçantes des Franciades, centre commercial du Grand Ensemble de Massy.
Contexte :
En 1964, la Société Auxiliaire des Centres Commerciaux (SACC) lance le projet d’un centre commercial pour le grand ensemble de Massy-Antony. Si les logements forment à Massy-Antony d’importantes entités « mono - fonctionnelles», des centres commerciaux viennent les compléter à leurs marges selon une logique moderne liée, notamment à l’utilisation de l’automobile. Jean Duthilleul conçoit dès lors un plan efficace dont le tracé laisse deviner un goût de la composition géométrique. Son concept abandonne totalement la notion de rue et le centre commercial se révèle uniquement piéton. Le centre commercial est ainsi pensé à l’air libre, à bonne distance des logements et il se révèle particulièrement minéral afin qu’il puisse accueillir, en raison de sa centralité toute théorique, marchés, foires et événements. Le jour de l’inauguration, le 13 mai 1965, le ministre de L’Équipement, Edgar Pisani, se déplace en personne. Les 71 commerces réunis sur plus de 16000 mètres carrés forment après tout le plus grand centre commercial jamais réalisé en France. Il porte alors le nom de «Super-Centre-Paris-Sud».
Source : HUGRON Jean-Philippe. Massy, les Franciades Renouveau d’un quartier. Archives d'architecture moderne, Ante prima, 15 septembre 2023. 92 pages. Disponible sur: https://www.paris-sud-amenagement.fr/wp- content/uploads/2023/09/franciades-web-bd.pdf
Résumé familial :
Jean Tchartiloglou est né le 4 juillet 1925. Il est le fils d'un père chrétien orthodoxe grec de Turquie et d'une mère vendéenne. Enfant, il assiste à des projection de films Pathé Baby tous les mercredis dans son école de Maisons-Lafitte. Cela marque son imaginaire : “j'étais hantée par le cinéma”. En 1954, il achète sa première caméra Pathé Baby d'occasion. Il filme son quotidien à Sartrouville : les rencontres entre amis, les promenades avec sa femme Jacqueline, les premiers pas de ses enfants. Cela fait naître en lui une nécessité de filmer qui le mène à capturer tout ce qui l'entoure. Il dit aujourd'hui : “C'était un besoin de filmer. De transmettre”. Il réalise en collaboration avec un groupe d'amis un film de fiction intitulé « Adémar le fakir », s'amusant d'effets spéciaux variés. Après un déménagement à Massy au début des années 60, il immortalise les débuts du Grand Ensemble et du quotidien d'une ville nouvelle. La réunion des gens qui lui sont chers occupe une grande place dans ses films, aussi bien à travers des fêtes entre amis, voisins que des nombreux rendez-vous de famille et cérémonies religieuses de ses quatre enfants. L'île de Noirmoutier est également une compagne fidèle de cette collection : il la filme avec tendresse à de nombreuses reprises lors de séjour dans la maison familiale. Dans les années 1970, ayant des difficultés à trouver de la pellicule 9,5mm, il abandonne avec regret le Pathé Baby pour le Super 8. Il sonorise certains de ses films plusieurs années après les avoir tournés. Sa collection recouvre trois décennies, des années 1950 aux années 1980. Elle témoigne d'un plaisir de filmer et d'expérimenter, empruntant parfois les codes du reportage ou du documentaire. Il dit en revoyant ses films : “Les films c'est comme les levains, ça vieillit bien”.
Jean fait des essais avec la caméra Fuji P2 que lui a prêté un ami. Il immortalise les rues de Massy (91), ses commerces et ses bâtiments. Affiche : « Foire à la brocante – Centre commercial 'Les Franciades', place de France, Massy ». Sur la place de France se dressent des stands d'antiquité sous un barnum rayé, à côté d'un manège. Jean filme de nombreux commerces des Franciades : une vendeuse de fleurs devant le parking, une boutique d'électroménager, de meubles, les étales du magasin de chaussures « Dressoir », la librairie, la fromagerie Dubois, un caviste Nicolas, un fleuriste, un pharmacie, les vitrines d'une cordonnerie et d'une boutique de vêtements, DISPO Confort. Affiches de promotions, de liquidation.
Il capture également les immeubles environnants, les voitures garées, l'église luthérienne Saint-Marc de Massy et la station service qui se trouvait à côté. Affiche : « Ville de Massy, Participez à la semaine de solidarité franco-immigrés ». On observe un plaisir à filmer les lieux qui entourent son quotidien, de la cabine téléphonique à l'arrêt de bus. Affiche : « Visa Sextant – Série limitée ». Vue sur l'allée de Dublin, à Massy. Patrick ferme la fenêtre de leur appartement de l'allée de Dublin et tire le rideau. Carton-titre : « FIN ». Chat de la famille.
Jean fait des essais avec la caméra Fuji P2 que lui a prêté un ami. Il immortalise les rues de Massy (91), ses commerces et ses bâtiments. Affiche : « Foire à la brocante – Centre commercial 'Les Franciades', place de France, Massy ». Sur la place de France se dressent des stands d'antiquité sous un barnum rayé, à côté d'un manège. Jean filme de nombreux commerces des Franciades : une vendeuse de fleurs devant le parking, une boutique d'électroménager, de meubles, les étales du magasin de chaussures « Dressoir », la librairie, la fromagerie Dubois, un caviste Nicolas, un fleuriste, un pharmacie, les vitrines d'une cordonnerie et d'une boutique de vêtements, DISPO Confort. Affiches de promotions, de liquidation.
Il capture également les immeubles environnants, les voitures garées, l'église luthérienne Saint-Marc de Massy et la station service qui se trouvait à côté. Affiche : « Ville de Massy, Participez à la semaine de solidarité franco-immigrés ». On observe un plaisir à filmer les lieux qui entourent son quotidien, de la cabine téléphonique à l'arrêt de bus. Affiche : « Visa Sextant – Série limitée ». Vue sur l'allée de Dublin, à Massy. Patrick ferme la fenêtre de leur appartement de l'allée de Dublin et tire le rideau. Carton-titre : « FIN ». Chat de la famille.


