Les voisins de Massy
- RéalisationJean TCHARTILOGLOU
- Année1962
- FormatFilm 9,5 mm
- SonMuet
- ColorationNoir & Blanc
- Durée00:08:45
Plusieurs invités célèbrent le baptême des filles de la famille Jarnoux, d'abord à l'église puis en famille. La famille Tartiloglou invitent cette même famille pour fêter Noël.
Contexte :
La Chapelle provisoire Saint-Paul de Massy
En janvier 1960, l’abbé Coindreau est nommé vicaire à Massy, chargé du Grand Ensemble. Il note que ses premiers contacts indiquent une pratique faible car l’église Sainte Marie-Madeleine est trop loin pour les habitants du quartier. Un marché est lancé le 02/05/1960 pour la construction d'un nouveau bâtiment : il est construit dans l'année. Le 4 décembre 1960, la chapelle provisoire est ouverte au culte sous le vocable de Saint Paul. Elle se trouve dans « l’îlot Baticoop » du Grand Ensemble. Plus précisément, d’après un croquis de situation de la SAEGEMA de 1961, la chapelle provisoire ouvre sur la voie K (future avenue St Marc) face au bâtiment 10. Après plusieurs étapes d'agrandissement, de déplacement et de démolition, cette chapelle est remplacée en 1990 par l'église Saint-Paul de Massy.
Source : NOEL Francine. Eglise Saint-Paul de Massy [en ligne]. Association MassyStoric, 8 novembre 2010 [consulté le 15/09/2025]. Disponible sur : https://massystoric.fr/dossiers/1518092369.pdf
Résumé familial :
Jean Tchartiloglou est né le 4 juillet 1925. Il est le fils d'un père chrétien orthodoxe grec de Turquie et d'une mère vendéenne. Enfant, il assiste à des projection de films Pathé Baby tous les mercredis dans son école de Maisons-Lafitte. Cela marque son imaginaire : “j'étais hantée par le cinéma”. En 1954, il achète sa première caméra Pathé Baby d'occasion. Il filme son quotidien à Sartrouville : les rencontres entre amis, les promenades avec sa femme Jacqueline, les premiers pas de ses enfants. Cela fait naître en lui une nécessité de filmer qui le mène à capturer tout ce qui l'entoure. Il dit aujourd'hui : “C'était un besoin de filmer. De transmettre”. Il réalise en collaboration avec un groupe d'amis un film de fiction intitulé « Adémar le fakir », s'amusant d'effets spéciaux variés. Après un déménagement à Massy au début des années 60, il immortalise les débuts du Grand Ensemble et du quotidien d'une ville nouvelle. La réunion des gens qui lui sont chers occupe une grande place dans ses films, aussi bien à travers des fêtes entre amis, voisins que des nombreux rendez-vous de famille et cérémonies religieuses de ses quatre enfants. L'île de Noirmoutier est également une compagne fidèle de cette collection : il la filme avec tendresse à de nombreuses reprises lors de séjour dans la maison familiale. Dans les années 1970, ayant des difficultés à trouver de la pellicule 9,5mm, il abandonne avec regret le Pathé Baby pour le Super 8. Il sonorise certains de ses films plusieurs années après les avoir tournés. Sa collection recouvre trois décennies, des années 1950 aux années 1980. Elle témoigne d'un plaisir de filmer et d'expérimenter, empruntant parfois les codes du reportage ou du documentaire. Il dit en revoyant ses films : “Les films c'est comme les levains, ça vieillit bien”.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi ».<br /> Jean filme le baptême des filles de leurs voisins, la famille Jarnoux. La cérémonie est réalisée par le curé Coindreau à la chapelle provisoire Saint-Paul de Massy (91). Sortie de la petite chapelle en bois.
Les invités célèbrent l’événement chez la famille Jarnoux, qui logent dans l'appartement en dessous des Tchartiloglou au 24 allée de Dublin à Massy. Un buffet est dressé, on boit l'apéritif et on danse dans le salon.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi ».<br /> Jean filme le baptême des filles de leurs voisins, la famille Jarnoux. La cérémonie est réalisée par le curé Coindreau à la chapelle provisoire Saint-Paul de Massy (91). Sortie de la petite chapelle en bois.
Les invités célèbrent l’événement chez la famille Jarnoux, qui logent dans l'appartement en dessous des Tchartiloglou au 24 allée de Dublin à Massy. Un buffet est dressé, on boit l'apéritif et on danse dans le salon.
Dans leur appartement, identique à celui de leurs voisins, la famille Tchartiloglou fête Noël avec la famille Jarnoux. Pour le réveillon, les quatre enfants mangent leur repas à table avant déposent leurs chaussures sous le sapin. A leur tour, les adultes dégustent des huîtres. Vaisselle en cuisine. Le ton est festif : ils allument des cierges magiques dans le sapin, écoutent des disques en dansant, un homme mime l’assassinat des femmes avec une hache. Décoration de père Noël.
Le lendemain matin, les enfants découvrent leurs cadeaux sous le sapin : une boite de Meccano, une guitare. La partie gauche de l'image est floue.


