Voyage à Paris - Partie de chasse en Sologne – Passage du Gois
- RéalisationJean TCHARTILOGLOU
- Année1955
- FormatFilm 9,5 mm
- SonMuet
- ColorationNoir & Blanc
- Durée00:12:37
Différents repas et ballades en famille ou entre amis. Visite de monuments parisiens. Séance de chasse dans la maison des voisins de la famille, en Sologne. Descende de la marée au passage du Gois, sur l'île de Noirmoutier.
Contexte familial :
Jean Tchartiloglou est né le 4 juillet 1925. Il est le fils d'un père chrétien orthodoxe grec de Turquie et d'une mère vendéenne. Enfant, il assiste à des projection de films Pathé Baby tous les mercredis dans son école de Maisons-Lafitte. Cela marque son imaginaire : « j'étais hantée par le cinéma ». En 1954, il achète sa première caméra Pathé Baby d'occasion. Il filme son quotidien à Sartrouville : les rencontres entre amis, les promenades avec sa femme Jacqueline, les premiers pas de ses enfants. Cela fait naître en lui une nécessité de filmer qui le mène à capturer tout ce qui l'entoure. Il dit aujourd'hui :''C'était un besoin de filmer. De transmettre ». Il réalise en collaboration avec un groupe d'amis un film de fiction intitulé « Adémar le fakir », s'amusant d'effets spéciaux variés. Après un déménagement à Massy au début des années 60, il immortalise les débuts du Grand Ensemble et du quotidien d'une ville nouvelle. La réunion des gens qui lui sont chers occupe une grande place dans ses films, aussi bien à travers des fêtes entre amis, voisins que des nombreux rendez-vous de famille et cérémonies religieuses de ses quatre enfants. L'île de Noirmoutier est également une compagne fidèle de cette collection : il la filme avec tendresse à de nombreuses reprises lors de séjour dans la maison familiale. Dans les années 1970, ayant des difficultés à trouver de la pellicule 9,5mm, il abandonne avec regret le Pathé Baby pour le Super 8. Il sonorise certains de ses films plusieurs années après les avoir tournés. Sa collection recouvre trois décennies, des années 1950 aux années 1980. Elle témoigne d'un plaisir de filmer et d'expérimenter, empruntant parfois les codes du reportage ou du documentaire. Il dit en revoyant ses films : ''Les films c'est comme les levains, ça vieillit bien''.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi » Carton-titre animé à la craie sur ardoise : « Production Jean Tchartil ». Après un arrêt à la station service, la famille se retrouve dans une maison bordée de serres et de cultures au sol. Ils font une promenade dans la forêt avant de boire l'apéritif. Passage d'un troupeau de moutons gardé par des chiens. Quelques images sont à l'envers (marche-arrière).
Jean et sa femme visitent Paris (75). Il la capture sur l'esplanade du Trocadéro, devant la tour Eiffel, puis dans le jardin du Trocadéro. Visite de l'Aquarium de Paris et de l'Arc de Triomphe. Panoramiques sur la ville depuis le toit du monument, notamment la Butte Montmartre et les Champs-Élysées.
Carton : « Pathé 9,5 mm - Le cinéma chez soi » Carton-titre animé à la craie sur ardoise : « Production Jean Tchartil ». Après un arrêt à la station service, la famille se retrouve dans une maison bordée de serres et de cultures au sol. Ils font une promenade dans la forêt avant de boire l'apéritif. Passage d'un troupeau de moutons gardé par des chiens. Quelques images sont à l'envers (marche-arrière).
Jean et sa femme visitent Paris (75). Il la capture sur l'esplanade du Trocadéro, devant la tour Eiffel, puis dans le jardin du Trocadéro. Visite de l'Aquarium de Paris et de l'Arc de Triomphe. Panoramiques sur la ville depuis le toit du monument, notamment la Butte Montmartre et les Champs-Élysées.
Une très grande tablée est réunie pour déjeuner. Les voisins sont réunis dans leur cour du 16 rue des Moulins à Sartrouville (78). Après le repas, une jeune fille danse observée par les autres qui finissent par danser en duo à leur tour en diffusant des disques. Le groupe est élégamment habillé et l'ambiance est joyeuse.
Carton-titre : « Novembre 1956 – Une partie de chasse ». Après avoir vendu sa première caméra au père de son voisin, Jean et sa famille sont invités dans leur maison en Sologne. Jean filme la journée de chasse de son hôte. Celui-ci part avec son chien et son fusil, cherche des proies dans la forêt. Pendant ce temps, le reste de la famille fait une ballade automnale dans la forêt avec les enfants. Quand il revient le sac vide, le chasseur se fait gronder par sa femme. Le groupe soupe ensemble.
Jean capture le passage du Gois depuis l'île de Noirmoutier (85). Il observe la marée descendre jusqu'à laisser passer les véhicules. Carcasses de bateaux sur le rivage.


