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          • Cinéma amateur

          • Avec l’invention en 1922 du format 9.5 mm par Charles Pathé, puis du format 16 mm par Kodak, de nombreux amateurs se sont emparés de ces caméras légères pour filmer leur vie personnelle. En 1932, le 8 mm s'impose rapidement grâce à son faible coût, aux Etats-Unis d’abord puis en Europe après 1950. En 1965, le super 8 est lancé par Kodak. Accompagné de nombreux progrès techniques comme l'objectif zoom ou le diaphragme automatique, l'essor du super 8 démocratise considérablement cette pratique familiale. Ce dernier format amateur sur pellicule disparaît avec l'avènement de la vidéo au cours des années 1980.
            Aujourd’hui, il semble que les films de famille se réduisent à des moments aussitôt partagés en réseau, sans savoir si un jour ces images auront de la valeur en dehors de l’instant présent. Revoir des anciens films de famille sur support photochimique ou magnétique, nous rappelle que l’espace filmique de la famille, de l’amitié ou de l’amour, au delà d’une préservation d’une mémoire, est aussi une projection dans le futur et donc une construction spatio-temporelle. Il convient alors de distinguer le film de famille du film amateur, même si les deux appartiennent à la même catégorie. Le film de famille est destiné à la famille, en revanche, le film amateur fonctionne dans le cadre de manifestations spécifiques organisées par des clubs ou des cercles restreints. Leur rhétorique diffèrent : si le film de famille est “mal fait”, le film d’amateur doit répondre à une demande de cinéma, il doit donc être “bien fait”. Dans la pratique, les deux intentions peuvent se mêler. Parmi les formes principales du film de famille, on remarque que le tourné-monté est le style le plus commun et le plus abouti de cette catégorie, c’est une façon de condenser en un seul geste la totalité du film. Roger Odin a défini un ensemble de figures récurrentes dans le film de famille, comme l'émiettement narratif, le regard caméra, les sautes de raccord, les défauts techniques etc. Selon lui, une certaine incohérence et un manque d’élaboration du film aident le récit mémoriel à se produire, car les participants ont chacun une idée personnelle des évènements vécus.
            L'aspect artisanal que prennent ces films nous procure un certain plaisir esthétique : les "cartons titre", les trucages à la Méliès, le Polavision, les membres d'une famille qui s'improvisent acteurs, bon gré, mal gré. Le regard direct d'un anonyme sur son environnement, donné en brut.

          • Cinéma amateur
            • Paris © Collection Jacques Pénin
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